09. CM. 19.11.13

Publié le par G.Trouvé

Les centres équestres manifestent leur inquiétude au conseil

Bruz - 19 NovembreAu micro, Olivier Sartre du centre Fénicat, à sa gauche Bruno Guillotin du Chêne Day et à sa droite Magali Luciano de la Pérelle.

  • Au micro, Olivier Sartre du centre Fénicat, à sa gauche Bruno Guillotin du Chêne Day et à sa droite Magali Luciano de la Pérelle. 

Lundi soir, en préambule au conseil municipal, deux groupes de Bruzois ont manifesté. Il s'agissait d'une vingtaine de riverains de l'avenue du Général-de-Gaulle, mécontents de l'afflux de circulation à la suite de la mise en sens unique de l'avenue Alphonse Legault et des représentants des centres équestres bruzois. Ces derniers ont exprimé leur inquiétude face à la décision d'augmentation de la TVA dans le secteur.                                                                                                         Installé depuis vingt ans sur le site de la Pérelle, le propriétaire du poney-club, Éric Gloaguen, déplore la décision : « Depuis dix ans, nous nous étions habitués à cette taxe à 7 %, cette hausse va accélérer la chute régulière de clientèle, soit une dizaine de personnes par an, observée depuis 2011. » Le poney-club de la Pérelle compte 160 adhérents. Magali Luciano assure les 20 cours hebdomadaires avec 27 poneys et chevaux. Le forfait annuel de ces cours devrait augmenter de 100 €. Quant aux 15 chevaux en pension, le tarif mensuel subirait une hausse de 40 €. Bruno Guillotin au centre équestre du Chêne Day fait les mêmes constatations : « Nous revenons dix ans en arrière, nous avions des projets de développement de la structure et d'embauche, ils vont être bloqués. » L'entreprise existe depuis 1981 et fonctionne avec deux apprentis, en sus des deux associés, Bruno Guillotin et sa mère, Marie-Claude. Ils accueillent 25 chevaux en pension traditionnelle et 15 équidés, des bêtes âgées de 2 à 3 ans, qu'ils sont chargés de préparer pour des ventes aux enchères. « Beaucoup de nos propriétaires sont jeunes et ne pourront régler 50 € de plus par mois, ils vendront leurs animaux », regrette-t-il. Au poney-club Fénicat, cette hausse entraînerait une augmentation de 3 € sur l'heure de cours. « Nous risquons d'avoir à nous séparer d'un ou deux salariés car nous subissons déjà les effets de l'application des nouveaux rythmes scolaires », explique Isabelle Sartre, responsable de l'accueil scolaire et des centres de vacances. Le centre Fénicat, fondé il y a 35 ans, emploie dix équivalents temps plein et accueille 350 cavaliers. Les cours sont au nombre de 35 répartis, dans la semaine. Le poney-club sera peut-être un peu moins impacté que les deux autres entreprises, car outre l'activité poney, il propose une palette diversifiée de services : centres de loisirs, de vacances, de formation, classes de découverte de nature et d'équitation, location de salles. En conclusion de la présentation des problèmes de la filière équestre, Olivier Sartre, du centre Fénicat, a rappelé que cette filière ne coûtait pas grand-chose à la collectivité. « C'est une activité économique qui va être fragilisée » reconnaît le maire, Philippe Caffin, qui a demandé à être tenu au courant de la suite du dossier. Les trois centres équestres ont participé mardi à l'opération escargot réalisée sur la rocade rennaise.

 

 

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Publié dans Légo

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